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30
Mai 2003
La
Pologne dira probablement «oui», la République tchèque ne change
pas d’avis
par
Robert Manchin
BUDAPEST - Une semaine avant le référendum,
la position de la Pologne en faveur de ladhésion à
lUE a peu varié. Presque 70 % des participants au vote
se prononcent pour ladhésion à lUE. 74
% des Polonais pensent que la plupart des votants opteront pour
le « oui ». Les estimations concernant la République
tchèque comptent actuellement un taux de participation de
68 %, mais il est probable que les résultats du suffrage
seront nettement inférieurs.
POLOGNE: Le dernier sondage IPSOS indique
que 75 % des Polonais prendraient part au vote si celui-ci avait
lieu demain. 69 % des participants (soit une augmentation dun
point par rapport à avril) au vote relatif à ladhésion
à lUE sont favorables, 16 % (contre 24 % en avril)
sont contre et 14 % (contre 8 % en avril) hésitent. Daprès
CBOS, la
plupart des Polonais ont arrêté leur position. 68 %
des euro-enthousiastes et 57 % des euro-sceptiques sont certains
de ne pas changer dopinion avant le référendum.
Ces positions nont pas changé récemment : il
apparaît que 72 % des personnes favorables et 71 % des opposants
ont arrêté leur décision quant au vote depuis
quelques mois déjà.
54 % des personnes interrogées pensent que dans leur entourage
on votera pour ladhésion à lUE. Seulement
11 % des personnes interrogées pensent que dans leur entourage
on votera contre. 33 % nont pas dopinion. À léchelle
de la population globale, 74 % des Polonais pensent que la majorité
des votants se prononceront en faveur de ladhésion
à lUE.
REPUBLIQUE TCHEQUE : En République
tchèque, lintérêt porté aux questions
européennes est stable. À peu près 1/3 (soit
29 %) des Tchèques se disent souvent intéressés,
58 % quelquefois et 13 % ne sont pas du tout intéressés.
Ce pourcentage élevé est reflété dans
le taux de participation calculé par TNS-Factum lors du dernier
suffrage, à loccasion duquel la proportion importante
de 68 % (total des personnes « décidées »
à prendre part et des personnes qui prendront « peut-être
» part au référendum) de lélectorat
déclare son intention de voter. Ce dernier chiffre est néanmoins
considéré comme excessivement élevé
; on estime le résultat réel à environ 10 points
de moins. Il est probable quune majorité des votants
seront des hommes, quils seront âgés de 45 à
59 ans, caractérisés par un niveau élevé
déducation et un habitat urbain. Les électeurs
les moins susceptibles de voter seront des femmes, des jeunes de
moins de 29 ans pourtant très favorables à
ladhésion à lUE -, ou des personnes de
plus de 60 ans et des personnes caractérisées par
un niveau déducation moindre ou un habitat rural. 8
participants sur 10 (soit 81 %) se prononceront « pour »
ladhésion à lUE. La plupart des tenants
de ladhésion sont des hommes, appartenant à
la tranche dâges allant jusquà 29 ans et
à celle comprise entre 30 et 44 ans, caractérisés
par un niveau déducation très élevé.
Ce sont des cols blancs ou des étudiants. Les électeurs
les moins favorables ont plus de 45 ans, ils ont un niveau déducation
moins élevé et sont agriculteurs ou au chômage.
Les femmes, les personnes ayant un niveau déducation
moins élevé et les travailleurs manuels représentent
majoritairement les catégories encore indécises. Sur
la population totale (électeurs déclarant leur intention
de voter et électeurs ayant décidé de ne pas
prendre part au référendum), on estime que 50 % des
Tchèques voteraient pour, 20 % contre et que 30 % sont toujours
indécis. 39 % des Tchèques pensent que linformation
mise à leur disposition concernant ladhésion
à lUE est insuffisante. 50 % sont davis contraire
: selon eux, cette information est adéquate. Un sondage pratiqué
par STEM au début du mois de mai
indique que la moitié des citoyens ne savent toujours pas
expliquer pourquoi ils voteraient en faveur de ladhésion
à lUE. Les effets les plus redoutés seraient
déventuelles hausses des prix et lévolution
future de lagriculture tchèque. La moitié de
la population pense que lÉtat tente de faire pression
sur lélectorat. À linverse, 33 % pensent
que lÉtat laisse au citoyen une marge suffisante à
une décision véritablement libre. Les personnes sondées
considèrent que ladhésion à lUE
narrive quau 8e rang des questions importantes qui se
posent à la République tchèque.
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