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4 Avril 2003
Plus aucun doute en Hongrie
Le soutien à l'adhésion reste stable en Lituanie
par
Robert Manchin
BUDAPEST - En Hongrie, il semble ne plus
y avoir aucun doute sur le résultat du référendum
qui se tiendra très prochainement. Près de 8 votants
sur 10 soutiendraient l'adhésion, suivant les derniers sondages
publiés avant le référendum. La Lituanie, prochain
pays à soumettre l'adhésion au vote, enregistre une
légère croissance des partisans dans les tout derniers
sondages. Parmi les pays où un référendum doit
encore avoir lieu, la Slovaquie compte le plus de soutiens à
l'adhésion à l'UE. Enfin, avec 74% de chypriotes grecs
convaincus que leur pays bénéficiera sûrement
de son appartenance à l'Union, on note également un
soutien croissant à une coopération avec l'UE pour
les décisions politiques locales.
HONGRIE: Il ne semble plus y avoir aucun
doute sur les résultats du référendum sur l'adhésion
à l'Union Européenne qui se tiendra très prochainement.
Le dernier sondage conduit par Gallup montre une augmentation de
4% du soutien à l'adhésion, soit 64% parmi la population
adulte. Parmi ceux qui iront certainement voter, 78% se disent favorables
à l'adhésion. Toujours d'après Gallup, à
la mi-mars, 58% de la population déclare avoir l'intention
de participer au vote. Une autre enquête menée par
Medián au début du mois de mars indique que 70% des
répondants participeraient au vote et que, parmi ceux-ci,
80% ont l'intention de voter " pour ". En fonction de
résultats antérieurs, on peut s'attendre à
un taux de participation de 60 %, ce qui devrait donner 85% en faveur
de l'adhésion. Les jeunes semblent plus enclins à
soutenir l'adhésion, mais ils sont également moins
susceptibles de participer au vote du 12 avril. De plus, les clivages
politiques se retrouvent parmi les intentions de vote. Les pro-adhésion
se trouvent principalement parmi les électeurs des deux plus
petits partis politiques, le MDF (Forum Hongrois des Démocrates)
de centre-droit et les libéraux de gauche de la coalition
au pouvoir SZDSZ (Alliance des Démocrates Libéraux).
Toutefois, il y a eu une augmentation récente de 10% du soutien
à l'adhésion parmi les adhérents du MSZP (Parti
Socialiste Hongrois) au pouvoir. Le niveau de soutien parmi les
électeurs du FIDESZ (Parti Hongrois du Citoyen), principal
parti d'opposition de centre-droit, n'a pas évolué
de manière significative depuis le début de l'année.
Les principales craintes concernent l'investissement par des étrangers
dans l'immobilier et les terres agricoles. L'intensification de
la concurrence économique, les risques pour l'emploi, ainsi
que l'inflation des prix de l'immobilier, de l'énergie et
des biens de consommation sont perçus comme les conséquences
les plus immédiates sur la vie quotidienne. Les grands perdants
seront les travailleurs manuels et les agriculteurs. Néanmoins,
l'avantage principal de l'adhésion proviendra des subventions
agricoles. Les répondants s'attendent également à
ce que les soins de santé, l'intégrité de la
vie politique et les salaires se développent favorablement,
ce à quoi la plupart des Hongrois aspirent. Les principaux
bénéficiaires de l'adhésion seront les personnes
les plus éduquées et les jeunes, qui profiteront le
plus des opportunités offertes. (En Hongrie, les sondages
ne peuvent plus être publiés pendant les 7 jours précédant
une élection ou un référendum. Ce rapport contient
donc les derniers résultats divulgués avant le 12
avril)
LITUANIE: Les derniers sondages affichent
une légère progression du soutien à l'adhésion
de la Lituanie à l'UE. Avec un référendum prévu
en mai, cette augmentation de 2% depuis février conduit,
en mars, à 65.5% d'opinions favorables. Dans le même
temps, le nombre d'opposants continue à diminuer pour atteindre
13%. D'après V. Gaidys, directeur de Vilmorus, le niveau
de soutien à l'adhésion est resté constant
sur les six derniers mois. Il n'en reste pas moins qu'un tiers de
la population se plaint d'un manque d'information sur l'Union Européenne.
SLOVAQUIE: Parmi les pays où le vote
doit encore avoir lieu, la Slovaquie détient le taux de soutien
le plus élevé. Près de 8 personnes sur 10,
récemment sondées par la Radio Slovaque, indiquent
leur intention de participer au prochain référendum.
Seuls 13% affirment ne pas vouloir y participer. Parmi les votants,
83% sont favorables à l'adhésion et 12.8% voteraient
" non ". Cependant, les intentions de vote ne sont pas
réparties de la même manière dans la population.
On note une importante différence en fonction de l'âge:
parmi les plus jeunes (18-24 ans), 85.9% sont pour l'adhésion,
alors qu'ils ne sont que 79% parmi les 60 ans et plus. De la même
façon, le soutien est plus évident parmi les plus
éduqués. D'un point de vue socio-économique,
l'adhésion à l'Union jouit du plus grand soutien parmi
les employés du secteur public (88.2%) et les entrepreneurs
(87.7%), et du plus faible parmi les chômeurs (74.1%). Enfin,
le sondage met aussi à jour des disparités géographiques:
le soutien est le plus important dans les zones urbaines de la région
de Nitra (88.2%), et le plus faible dans les villages de la région
de Trencin.
CHYPRE: Suivant un récent sondage,
réalisé dans la partie sud de l'île, 74% des
chypriotes grecs pensent que leur pays bénéficiera
certainement de l'adhésion à l'UE. De plus, le soutien
à un processus décisionnel commun au sein de l'Union
augmente lentement. La moitié des chypriotes grecs (contre
4 sur 10 en 2001) pensent que cette coopération devrait concerner
des domaines tels que le droit de séjour et de travail des
étrangers, l'éducation et la fiscalité. Six
personnes sur dix (niveau stable) soutiennent une coopération
en matière de politique étrangère. Ce taux
augmente encore pour la sécurité, la défense
et la sécurité sociale. Dans les domaines de la lutte
contre la drogue et de la protection de l'environnement, 8 personnes
interrogées sur 10 sont favorables à une coopération
plus étroite avec l'UE. Enfin, 9 personnes sur 10 aimeraient
que les décisions en matière de recherche, science
et technologie soient prises en accord avec l'Union. Dans l'ordre
décroissant, les chypriotes grecs jugent que les plus grands
bénéfices de l'adhésion porteront sur le développement
économique, la sécurité, les Droits de l'Homme,
le droit du travail et la protection de l'environnement. Un articlé
publié récemment dans Simerini indique que, bien que
100% des citoyens aient reçu des informations sur l'UE de
sources nationales, une majorité des chypriotes (64%, contre
69% en 2001) regrette un manque d'information sur l'Europe.
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